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GRILLONS par Cynthia Atkins

Durant tous ces jours et toutes ces années, la seule chose
J'ai appris, c'est qu'un poème a besoin d'un moteur.
Pas un présentateur avec des cheveux de piste de ski, mais coloré
chandails de vieilles tantes mortes, pénombre de grains de poussière,
Kleenex froissé, aux bords effilochés de potins. Un poème
parle de tout ce qui se passe entre-temps,
pendant que vous aérez les oreillers, conduisez un covoiturage.
Tout ce que tu as manqué en regardant droit vers ce que l'avenir
sait qu'il ne vous le dira pas. Il y a un cadran radio
nous pouvons aller nous écouter tous respirer ensemble,
frottant notre gouffre d'âmes dans un dîner toute la nuit.
Un poème a besoin de magie, une cloche, un marteau, un bruit à l'intérieur
un bruit. Jamais deux fois la même chose. Seul le pathétique
qui vient au-dessus d'une foule, le bruit de la nuit
écoute le jour. Écoutez les glyphes
les branches font une nuit éclairée par la lune. Il offre
pas d'excuses pour les mauvaises coupes de cheveux, ça va hurler
avec tous vos chiens errants, dans les allées de mégots.
Un poème a besoin d'un moteur, qui ne doit pas être endormi comme un art et un artisanat,
la colle faite avec de l'eau et de la farine. Non, il faut les roues
tourner dans la boue, là où quelqu'un s'embrasse
pour la première fois. Il a besoin d'un verre de vin piétiné
à un mariage, même s'il se termine par un divorce.

"Love...., ever unsatisfied, lives always in the moment that is about to come."

- Marcel Proust, In Remembrance of Time Past

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Elegy for Neda Agha-Soltan (1983 - 2009) by Vida Kazemi

Neda Agha-Soltan was killed in 2009 during a massive demonstration in Tehran,

against a rigged election. The video of her death went viral.
 

You lie on the pavement, near my old
home, blood flowing from the bullet
in your heart, congealing
on the left side of your face like graffiti,
the other eye looks at the sky.
You are only twenty-six.


Your mother said:
Neda, this protest is dangerous, please don’t go.
You replied:
“If I and others like me don’t go, who will? I will call often.”
Neda, please come back.
Neda please come back.
“I am coming back.”


Beautiful even in death.
A woman warned you:
Remove your make-up. These thugs will come after you.
Was it your beauty that drew the sniper,
suppression the antidote to desire?


Your death reported on news channels.
Women led protests around the world,
your picture held up in London like a flag.
Candles floated on the Seine, but for your family
only a small service allowed.


And I? still haunted by the moment that light left your eyes.

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Vida Kazemi was born in Tehran, Iran. She first came to the US as a student years before the Revolution, and has spent most of her life there. She has visited Iran regularly to see family. Many of her poems reflect her bi-cultural experience. She is a newly retired psychologist living in Cambridge, Mass. Her poems have been published in Leon Literary Review.

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